Find the latest bookmaker offers available across all uk gambling sites www.bets.zone Read the reviews and compare sites to quickly discover the perfect account for you.

Panorama de la littérature Equatorienne

La littérature équatorienne est un domaine riche et varié qui a connu de nombreux auteurs influents au fil des siècles. De la période précolombienne à nos jours, elle a évolué en fonction des changements politiques, sociaux et culturels dans le pays. Dans cet article, nous allons explorer l’histoire et la diversité de la littérature équatorienne à travers le temps.

N’hésitez pas à cliquer sur les liens pour en savoir plus (et en toute transparence, donner une petite comission à Equateur Info si vous achetez les livres via le lien amazon).

 

Période précolombienne

La culture littéraire et poétique dans la zone de l’actuel Equateur a commencé avant la colonisation espagnole, avec la culture orale des peuples indigènes. Les Quechuas, les Caras et les Shuars étaient quelques-unes des cultures qui ont développé une riche tradition orale de contes, de poésie et de musique. Les histoires orales ont été transmises de génération en génération et ont souvent été utilisées pour transmettre des connaissances, des valeurs et des traditions importantes.

Egalement appelée l’ère indigène, cette période a commencé il y a environ 5000 ans et s’est poursuivie jusqu’à l’arrivée des Espagnols au début du XVIe siècle. L’un des exemples les plus connus de la littérature précolombienne est « La Leyenda de Naymlap » (La Légende de Naymlap), une épopée racontant l’histoire de Naymlap, un roi légendaire qui a fondé la ville de Lambayeque, dans le nord du Pérou. La légende a été transmise oralement pendant des siècles et a finalement été écrite en espagnol au XVIIIe siècle.

En plus de ces œuvres écrites, la période précolombienne est également caractérisée par des traditions orales telles que les chants, les danses et les contes. Ces formes d’expression artistique ont joué un rôle important dans la préservation de la culture et de la langue indigènes.

Période coloniale

L’arrivée des Espagnols au Pérou a marqué le début de l’écriture formelle dans le pays (dont l’Equateur faisait partie à l’époque). Les missionnaires espagnols ont commencé à écrire des textes religieux, des histoires et des chroniques sur la vie dans les colonies. Le plus célèbre de ces écrivains était Juan de Velasco, un jésuite qui a écrit une histoire complète de l’Équateur appelée « Historia del Reino de Quito » au XVIIIe siècle.

Voici quelques œuvres clés de cette période :

  • La « Historia del Nuevo Mundo » (Histoire du Nouveau Monde) de López de Gómara, publiée en 1552, est une chronique de l’histoire de l’Amérique latine, incluant l’Équateur, depuis la découverte de Christophe Colomb en 1492.
  • Le « Suma y Narración de los Incas » (Somme et Récit des Incas) de Juan de Betanzos, publié en 1557, est une chronique détaillée de la culture inca, écrite par un Espagnol qui a épousé une princesse inca.
  • Le « Comentarios Reales de los Incas » (Commentaires royaux sur les Incas) de Garcilaso de la Vega, publié en 1609, est une autre œuvre importante sur la culture inca, écrite par un métis qui est né d’un conquistador espagnol et d’une princesse inca.
  • Les « Sermones Varios » (Sermons divers) de Juan de Velasco, publiés en 1789, sont une collection de sermons religieux qui incluent des descriptions détaillées de la géographie, de l’histoire et de la culture de l’Équateur. Il a également écrit l' »Histoire du Royaume de Quito« .
  • « El Lazarillo de ciegos caminantes » (Le Lazare des aveugles errants), publié en 1773, est un roman épistolaire anonyme qui décrit la vie des pauvres et des marginaux dans la ville de Quito. Ce texte est considéré comme l’un des premiers exemples de la littérature équatorienne, bien qu’il ait été écrit anonymement par un auteur dont l’identité est inconnue.

Ces œuvres ont été écrites principalement en espagnol et ont été destinées à un public espagnol, dans le but de documenter l’histoire, la géographie et la culture de l’Amérique latine pour les lecteurs européens. Bien que la production littéraire de cette période ait été relativement limitée, ces œuvres ont été importantes pour la préservation de la culture andine et inca, ainsi que pour l’histoire de l’Équateur et de l’Amérique latine dans son ensemble.

Indépendance et littérature romantique

Après l’indépendance de l’Équateur en 1822, les écrivains ont commencé à explorer les thèmes nationaux et à décrire les aspects de la vie équatorienne. La littérature romantique a émergé au XIXe siècle, avec des écrivains tels que Juan Montalvo, Juan León Mera et Medardo Ángel Silva. Les thèmes abordés étaient souvent liés à la politique, la nature, l’amour et la mort. Les écrivains romantiques ont également commencé à utiliser des éléments de la culture indigène dans leurs œuvres.

L’un des écrivains les plus importants de cette période est Juan José Flores, qui a écrit « Himno al 9 de octubre » (Hymne du 9 octobre), qui célèbre la première victoire de l’Équateur sur les forces espagnoles en 1820. Ce poème est devenu l’hymne national équatorien et est encore aujourd’hui très célèbre.

Citons également José Joaquín de Olmedo, qui a écrit des poèmes patriotiques tels que « La Victoria de Junín » (La Victoire de Junín) et « La Batalla del Pichincha » (La Bataille de Pichincha), qui célébraient la victoire des forces révolutionnaires sur les Espagnols. Olmedo est également l’auteur de la poésie romantique « La Canción al Pirata » (La Chanson du Pirate), une œuvre influencée par les poètes romantiques européens.

Un autre écrivain important de cette période était Juan Montalvo, qui a écrit « Siete Tratados » (Sept Traités), une série d’essais qui critiquaient les forces politiques et sociales de l’Équateur de l’époque. Montalvo est également l’auteur du roman « Las Catilinarias » (Les Catilinaires), une œuvre controversée qui a critiqué la corruption et l’injustice dans la société équatorienne.

Enfin, d’autres écrivains de cette période comprennent Juan León Mera, auteur du roman romantique « Cumandá« , et Vicente Rocafuerte, auteur de « La Mujer » (La Femme), une œuvre qui explorait les rôles de genre dans la société équatorienne.

La période de l’indépendance en Équateur a été une période importante de l’histoire littéraire du pays, caractérisée par des écrivains qui ont exploré les thèmes de l’identité nationale, de la liberté et de la justice, tout en utilisant des éléments du mouvement romantique européen pour créer une littérature équatorienne distincte.

Modernisme et avant-garde

Au début du XXe siècle, la littérature équatorienne a été influencée par le modernisme et l’avant-garde. Les écrivains ont commencé à expérimenter avec des styles littéraires nouveaux et audacieux, tels que le symbolisme et le surréalisme. Cette période a été marquée par l’influence de mouvements littéraires européens tels que le modernisme et l’avant-garde, qui ont conduit à un renouveau de la poésie et de la prose équatoriennes.

Un des poètes les plus importants de cette période était Medardo Angel Silva, qui a écrit des poèmes emblématiques tels que « Nocturno » (Nocturne) et « El Ángel » (L’Ange). Silva a été l’un des premiers poètes équatoriens à adopter le modernisme, caractérisé par l’utilisation de la musicalité et des images poétiques complexes.

Un autre écrivain important de cette période était José de la Cuadra, Il est un des meilleurs représentants du réalisme magique propre à la littérature sud-américaine, et son approche réaliste de la condition sociale des habitants du Montuvio, région rurale proche de Guyaquil, entre la mer et la montagne, est transfigurée par la présence d’éléments mythiques

Un poète essentiel de cette période est Jorge Carrera Andrade, qui a écrit des poèmes influencés par le surréalisme et l’avant-garde, tels que « Los Pájaros Desconocidos » (Les Oiseaux Inconnus) et « Memoriales » (Mémoriaux). Les poèmes de Carrera Andrade sont remarquables pour leur utilisation de l’imagerie surréaliste et leur exploration des thèmes de la nature et de la mythologie andine.

Jorge Carrera Andrade

Enfin, César Dávila Andrade a également marqué cette période avec des œuvres telles que « Los Cuatro Espejos » (Les Quatre Miroirs) et « Poemas de la Oficina » (Poèmes du Bureau). Ces œuvres ont exploré les thèmes de la condition humaine, de la solitude et de l’aliénation dans un style caractérisé par l’utilisation d’une langue poétique et novatrice.

Littérature contemporaine

La période contemporaine de la littérature équatorienne couvre la deuxième moitié du XXe siècle et le début du XXIe siècle. Cette période est marquée par une diversité de styles et de thèmes, ainsi que par l’émergence de nouvelles voix et de nouveaux mouvements littéraires. Voici quelques œuvres clés de cette période :

  • « Huasipungo » de Jorge Icaza, publié en 1934, est considéré comme l’un des romans les plus importants de la littérature équatorienne. Il raconte l’histoire des travailleurs indigènes dans les haciendas andines et dénonce les injustices sociales et économiques dont ils sont victimes.
  • « La Vida es una Pila de Hojas Secas » (La Vie est un Tas de Feuilles Mortes) de Alicia Yánez Cossío, publié en 1983, est un roman qui explore les thèmes de la féminité, de l’amour et de la liberté, à travers l’histoire d’une femme qui doit faire face aux conventions sociales de son époque

Précisons que la littérature équatorienne contemporaine est très diverse et aborde une variété de thèmes et de styles littéraires, allant du réalisme social au réalisme magique en passant par le roman historique et le roman policier. Elle continue d’évoluer et de se renouveler, offrant de nouvelles perspectives sur la société équatorienne et sur le monde dans son ensemble.

Un commentaire

  1. Pierrick Van Dorpe

    « Les Quechuas »
    La voyelle e n’existe pas dans l’alphabet des quichuas en Equateur aussi serait il prèfèrable d’ècrire Les Quichuas

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge