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Les têtes réduites était courantes jusque dans les années 50 en Equateur

Historiquement, la chasse aux têtes ennemies est une pratique relativement courante dans de nombreuses cultures à travers le monde. Ainsi, durant la dynastie Qin dans la Chine ancienne, on prétend que les soldats recueillaient les têtes de leurs ennemis morts, et les attachaient autour de leur taille. Il s’agissait de terroriser et de démoraliser les troupes adverses.

Mais malgré le fait que la chasse aux têtes en tant que telle était une pratique dans différentes régions du globe, la réduction des têtes humaines est une pratique unique aux indiens Jivaros de l’Équateur et du Pérou.

 

Collection de têtes réduites
Collection de têtes réduites

 

En Équateur, la chasse aux têtes et leur réduction étaient les plus courantes dans les jungles et forêt à l’est de Cuenca (3ème ville de l’Equateur, au sud du pays), parfois même à moins de 100 km de la ville, dans les jungles des hautes terres de la région amazonienne. Jusque dans les années 50, plusieurs vendeurs de rue, près de l’actuel marché aux fleurs, proposaient des têtes réduites, principalement aux touristes,même si bien des représentants de musées américains et européens ont également été acheteurs.

Dans plusieurs cas morbides, des étrangers ont été victimes de cette pratique et l’on raconte l’histoire d’un scientifique allemand venu étudier les Indiens Shuars et dont on a retrouvé la tête réduite sur un marché de Cuenca. Pour lire cette histoire (en anglais) cliquez ici.

Le processus pour réaliser une tête rétrécie commence évidemment par l’obtention d’une tête humaine lors d’une bataille. Une incision est faite à l’arrière du cou afin de retirer la chair, puis le crâne. Les yeux et la bouche sont cousus en passant des fils de palme dans les lèvres. La peau est alors mise à bouillir. Lorsque la tête est retirée et se réduit ainsi des deux tiers de sa taille initiale, avec une texture caoutchouteuse. La tête est ensuite séchée et continue à rétrécir pendant plusieurs jours. Des cailloux chauffés sont utilisés pour remplir la cavité. Enfin, la tête est attachée à une corde par le cuir chevelu et portée autour du cou du guerrier. Le processus de réduction de la têtes s’achève par une fête rituelle.

La réduction des têtes est faite pour apaiser les esprits des ancêtres tués à la guerre. Les guerriers Shuars croyaient de plus que le rituel de la tête qui se rétrécissait paralysait l’esprit de leur ennemi et l’empêchait de se venger, et faisait passer la force de la victime sur le guerrier.

On pense que la pratique de la réduction des têtes a pris fin dans les années 1960. Une des meilleures collections au monde de têtes réduites se trouve au Musée Pumapungo, sur la Calle Larga à Cuenca.

 

musée Pumapungo de Cuenca
musée Pumapungo de Cuenca

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16 commentaires

  1. Merci beaucoup pour cette petite histoire. Je n’ai jamais entendu parler de cette histoire de la chasse aux têtes. C’est quand même assez effrayant quand on y pense. Mais c’est purement stratégique, donc, c’est compréhensible.

  2. Je n’ai pas encore vu ce genre d’histoire adapté en film. Mais cela pourrait être très intéressant à mon avis. J’aime les films d’horreur (si on peut qualifier cette histoire comme telle). Quoi qu’il en soit, je vous remercie pour le partage.
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  3. Une histoire encore méconnue pour la plupart des gens. Quoi qu’il en soit, c’est avec un grand plaisir que je l’apprends, notamment en ce qui me concerne. Vivement qu’on retrouve d’autres articles de ce genre.

  4. Merci pour cet article très enrichissant. J’en ai appris beaucoup ! C’est rare de nos choses de trouver des sites avec des informations intéressantes et sûr. L’autre jour, j’ai mis longtemps avant de trouver un site parlant d’entreprise et de formations.

  5. La chasse aux têtes. On dirait un épisode dans One Pièce. À mon avis, il reste préférable d’identifier toutes ces têtes et le rendre auprès de ses familles pour éviter les problèmes avec les fantômes.

  6. Cela fait un peu froid dans le dos cette collection. Mais ce n’est pas de la magie, c’est une réalité. Cela doit vraiment valoir le coup de la parcourir.
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  7. Personnellement, les juifs ont une énorme dette envers les Équatoriens. Car beaucoup de juifs ont été sauvés par des militaires équatoriens durant la Seconde Guerre mondiale. Je crois que parmi ces têtes, il y a des juifs.

  8. C’est un peu effrayant comme collection. Mais cela doit être fascinant à examiner de très près.

  9. Impressionnant, c’est incroyable de penser que cela avait encore lieu dans les années 60. Cette pratique se comprend si on reprend le fil des croyances de ces peuples, l’esprit est apaisé et ne revient pas hanter les coupables , c’est le but recherché, très intéressant.
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  10. C’est quand même assez morbide, je trouve. Cela me rappelle un film que je connaissais dont je ne me rappelle pas le titre. Mais je me souviens très bien que je ne l’aimais pas du tout. Quoi qu’il en soit, je vous remercie pour le partage.

  11. Se replonger dans l’histoire est toujours un réel plaisir. Même si ça fait un peu peur de penser à ce genre de chose, c’est toujours bon d’apprendre sur ses ancêtres et l’histoire de son pays pour pouvoir le défendre. Donc, voilà une richesse de plus pour l’Équateur.

  12. Je sais que les têtes réduites ou tsantzas ou tsantsas sont des objets rituels jadis réalisés à partir de têtes humaines par un peuple d’Amazonie, les Jivaros ou plus exactement les Shuars. C’est un peu trop macabre à mon goût, mais je ne savais pas qu’il y avait ce genre de musée.

  13. En anthropologie, on appelle cela un trophée. Cette tête réduite avec ornement buccal (un lien fermant la bouche) et ornements d’oreille ne se terminant pas des plumes provient d’Équateur. Les gens de ce temps trouvaient de drôle de coutume, vous ne trouvez pas ?

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